1. Comment je suis devenue coach en amour?

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Comment je suis devenue coach en amour?

Pour commencer ce podcast j’ai eu envie de te partager mon histoire personnelle qui a fait que je suis devenu coach en amour.

Si tu m’avais posé la question il y a dix ans que j’allais devenir coach en amour, je t’aurais ri au nez parce que l’amour était pour moi plutôt signe de fiasco que signe de succès.

Alors voilà, je te raconte la perception de mon histoire et j’espère que cette histoire t’aidera à avancer dans ta vie amoureuse.

 

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J’ai eu ma première relation amoureuse à 19 ans, ce qui peut paraître un peu tard (plus tard j’ai réalisé en fait que j’avais peur de l’amour). Mais à 19 ans, je rencontre enfin une personne qui me plaît et à qui je plais. On a une très belle histoire et en la commençant je m’aperçois que je manque énormément de confiance en moi, que je suis très sensible au moindre acte ou au moindre comportement que l’autre partenaire a. Au bout d’un an exactement, cette personne me quitte pour une autre. À ma plus grande surprise, je ne suis même pas étonnée qu’il part pour une autre. Je trouve presque ça normal.

Cette histoire était la première expérience d’une série de répétitions où tous les partenaires que j’ai rencontrés finissaient par me quitter pour une autre.

 

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La première fois, je me suis tout simplement dit « Un de perdu, dix de retrouvés « à 20 ans, on ne pense pas forcément que c’est si grave que ça, ça fait partie de la vie. Mais quand j’ai répété une fois, deux fois, trois fois je me suis posée des questions. Au bout de la quatrième fois, je voyais bien que j’avais de plus en plus d’angoisse à l’idée de rentrer en relation avec quelqu’un. J’anticipais même déjà la trahison avant qu’il y ait vraiment de raison d’avoir peur et je voyais également que certains de mes comportements avaient conduit mes partenaires à me tromper et à aller vers d’autres personnes que moi.

Entre chaque relation j’ai analysé mon comportement et je me suis à chaque fois posé des questions : « Qu’est-ce que tu as fait de faux ? Qu’est-ce que tu peux changer ? Est-ce que tu étais peut-être trop exigeante ? Où tu n’étais peut-être pas assez exigeante ? J’étais vraiment dans l’essai de faire différentes choses et ça ne marchait pas. Je continuais quand même de répéter le même schéma.

J’avais même une idée approximative d’où cela pouvait venir. Mes parents ont divorcé quand j’étais très jeune d’une manière assez violente, avec beaucoup de disputes. Je me doutais qu’il y avait très certainement un rapport entre ce que j’expérimentais en amour et la vision de l’amour que j’avais perçu, de l’expérience avec mes parents. J’en étais bien consciente mais ce n’était pas suffisant pour changer la donne.

 

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Parallèlement à ça, je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait dans l’image et la confiance que j’avais envers moi. Depuis l’âge de 11 ans je faisais des crises de boulimie. C’était un peu mon échappatoire à cette image que je donnais de moi, de la petite fille modèle qui n’avait pas de problèmes, qui réussissait bien à l’école, mais qui, au fond d’elle, manquait de confiance en elle, doutait de qui elle était, doutait de sa valeur, avait du mal à prendre sa place Et c’est par ses crises de boulimie que j’ai commencé un chemin un peu plus profond de prise de conscience qui m’ont aidée à avancer dans ma vie.

J’ai vraiment dû toucher le fond. Le fond, ça a été quand j’ai commencé mes études. J’avais 19 ans. Je quittais enfin le nid familial. Je pensais que fuir le nid familial allait résoudre tous mes problèmes et a plutôt exacerbé mes problèmes. Je me rendais compte que je n’étais pas du tout indépendante, que je n’étais pas du tout sûre de moi et prête à être indépendante. Un soir, j’étais dans mon appartement en colocation et j’ai vidé l’armoire de nourriture de moi et de mes colocataires et j’ai tout mangé, tout ce qu’il y avait dans ce placard et je peux te dire qu’il n’y avait pas que des choses bonnes à manger. Je me suis dégoûtée moi-même de ce que j’avais mangé. Ça m’a obligé de me réveiller, de faire face à toutes les choses que je ne voulais pas affronter.

Je me suis dit « Sandy si tu es comme ça et que tu fais des crises pareilles à cet âge, ça ne va pas aller mieux. Tu es la seule personne qui peut te sauver et si tu ne le fais pas, il n’y a personne qui va le faire pour toi. »

 

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Et donc, j’ai commencé une psychothérapie cognitive qui, en trois mois seulement, (je faisais des crises de boulimie depuis onze ans, donc depuis plus de sept ans) m’a aidée à arrêter mes crises et là, ça a été pour moi vraiment une révélation de me dire « Mais c’est incroyable quand tu oses demander de l’aide et quand tu oses faire ce pas., ta vie peut être transformée. »

C’était pour moi le départ, en fait d’une reprise d’espoir que tout ce que je vivais n’était pas gravé dans le marbre et pouvait être changé. J’ai à ce moment-là commencé mon chemin pour renouer avec moi, renouer avec ce corps que j’avais maltraité pendant de nombreuses années. Et peut-être que c’est à cause de ce problème de boulimie que j’étais naturellement plus attirée par les méthodes qui passaient par le corps. Parce que à chaque fois que je mettais en place des actions pour s’occuper de mon corps, j’arrivais à ressentir une amélioration de mon bien être mental et émotionnel.

J’ai lu beaucoup de livres, je me suis intéressée à plein de méthodes, il y a des méthodes comme l’Ayurvéda qui m’ont énormément aidé à me reconnecter à mon corps. Et la première expérience, on va dire thérapeutique, que j’ai pu faire, c’était une expérience de rebirthing une technique respiratoire qui te fait revivre ta naissance. J’ai été littéralement impressionnée de voir à quel point le corps pouvait conserver les expériences de notre passé et à quel point les choses pouvaient sortir intensément de ce corps. J’ai pour ainsi dire retrouver une certaine sérénité, un bien être avec mon corps, une espèce d’unité que je n’avais pas avant. J’arrivais à me ressentir.

 

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Je découvre en parallèle le fondateur de la méthode Etiopsychologie qui s’appelle Eric Loison, qui lui est ostéopathe de formation et qui a mis en place une méthode qui permet de changer ces schémas de réaction en utilisant une approche psycho corporelle et tout de suite ça fait tilt en moi parce que je voyais bien que je continuais de répéter certaines manières d’agir, que je manquais de confiance en moi quand je voulais prendre la parole, que j’avais du mal en fait, à être moi, sans essayer de faire plaisir aux autres. Et je me suis dit pourquoi pas, tu essayes ?

Et les résultats ont été pour moi incroyables.

Je me suis mise à dire ma manière de penser à oser déplaire aux gens et je me surprenais moi-même, c’est à dire que j’avais vraiment cette impression d’avoir les mots qui sortaient de ma bouche. Je n’étais pas habitué à pouvoir parler comme ça, pouvoir dire mon opinion, peu importe ce que les autres pensaient de moi. C’est la méthode qui m’a littéralement transformée, aussi bien dans la confiance en moi que dans mes relations aux autres, que ce soit amicales ou amoureuses.

J’ai vraiment littéralement attiré d’autres personnes à moi. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de plus chercher l’amour, de me mettre en priorité dans ma vie, d’avancer dans ma vie, peu importe si je trouvais la personne ou pas. C’est à ce moment-là que j’ai rencontré la personne qui allait devenir mon futur mari. On s’est rencontrés un week-end de ski à Zermatt que j’avais organisé moi-même. Il y a eu un désistement de dernière minute et lui est venu. Il y a eu une connexion, mais moi, je n’avais plus envie à cette époque d’avoir une relation à distance parce que pour moi, la distance voulait dire complication. Et donc, malgré ces propositions intéressantes, je lui ai dit « Écoute pour moi, une relation à distance, ça ne m’intéresse pas. Je préfère qu’on reste amis. » Et lui, il a très bien fait et il a vraiment dit : « Écoute moi, je ne te vois pas juste comme une amie donc rester simplement amis, ça ne m’intéresse pas. » Il a arrêté de me contacter.

 

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Et puis les mois ont passé et j’ai fait mon anniversaire. Et bien sûr, j’ai réinvité toutes les personnes que j’avais invitées dans ce week-end de ski. Et lui aussi. Il est venu de Zurich à Genève. Le jour de mon anniversaire, il m’a embrassée devant tout le monde. Bien sûr, avec mon consentement, on est d’accord et à ce moment-là, je lui ai dit Mais comment on fait ? Parce que moi, la distance, je veux une vraie relation. Je ne veux pas quelque chose qui ne dure pas ou qui n’est pas sérieux. Et il me dit Non, ne t’inquiète pas, moi, ce n’est pas un problème qu’on se voit. Je m’engage à venir régulièrement à Genève et si tu veux venir à Zurich, tu es bienvenu et il a tenu sa parole. Et depuis ce jour-là, en fait, on se voyait quasiment tous les week-ends malgré la distance et bien sûr, la distance a réveillé beaucoup de blessures en moi.

J’avais des fois des petites peurs que ce schéma de trahison allait se répéter et c’est là où il m’a fait la plus belle preuve d’amour qu’une personne puisse faire. Quand je lui ai expliqué mon passé, que je lui ai expliqué le nombre d’années où j’avais répété en fait ce schéma et les peurs que j’avais. Il a automatiquement proposé de me dire « Si tu as besoin d’accéder à mon téléphone pour te rassurer, ce n’est pas un problème. Je te donne mon code et tu peux regarder dans ce téléphone. ». Je sais qu’il y a peut-être beaucoup de voix qui vont se dire ah non, ce n’est pas bien de regarder le téléphone et j’en suis bien consciente que ce n’est pas quelque chose qu’on est en droit de demander à quelqu’un. Mais pour moi, j’ai interprété cela comme un geste d’amour qui m’a permis de briser cette muraille de peur que j’avais. On ne m’avait jamais fait une preuve d’amour aussi grande. Naturellement, je n’ai plus besoin de regarder. J’ai regardé quelques fois pour être honnête, mais il m’avait tellement donné une preuve d’amour énorme que cette peur a vraiment disparu.

 

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Je me suis rendue compte que je n’avais vraiment plus aucune peur par rapport à ça le jour où il était en formation et j’ai ressenti aucune peur. Mon mari est physiothérapeute de métier, donc il travaille avec beaucoup de femmes et quand ils font des formations, ils sont en sous-vêtements, etc. Et c’est vraiment à ce moment-là que j’ai réalisé que je m’étais ouverte à nouveau à l’Amour.

Donc, voilà, c’était un épisode un peu personnel. Ça me ferait plaisir d’avoir un petit peu ton histoire, aussi de savoir ce que tu aimerais entendre dans ce podcast.

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